Aléin, aléine


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La lessive est sèche et il pleut. Les gouttes qui tombent me donnent mal à la tête mais ça va, je préfère tellement ce temps frais à la pesanteur de la semaine passée.

Ya une douce odeur d’Aloé Véra comme le dit l’étiquette du bidon d’adoucissant, oui on a finit par en mettre parce que OK serviettes bio, poulet bio, lait bio et lessive bio m’enfin quand même après les draps sont rêches donc il fallait faire quelque chose.
Quelque part j’étais contente du peu de produit mis dans les draps parce que j’ai vraiment du mal avec quelque chose qui sent trop fort « le propre », c’est d’ailleurs un truc tellement arbitraire ça sentir « le propre », sauf qu’un truc propre doit pas forcément empester l’eucalyptus ou les petits fleurs blanches des bois© jusqu’à m’en donner mal à la tête, et dans le cas d’une housse de couette, m’empêcher de dormir et me réveiller en toussant. A noter que tout ceci est peut-être juste un mauvais souvenir de ma mère et de son ultra combo lessive odorante + adoucissant pas assorti + vaporisateur de la mort. Et des gouttes d’essence de lavande sur son radiateur :cry: (j’ai eu une vie difficile)

Sinon j’ai de l’après shampoing du temps où j’habitais encore chez elle et que mon père m’achetait du Lion en poudre quand j’allais chez lui. (Oui après j’ai vraiment commencé à être pauvre et j’ai arrêté les marques, pour le peu que j’en achetais de toute manière ça a pas changé grand chose.) (Mis à part l’odeur de mes cheveux)

Et Eloize traine trop avec Cecyl, elle collectionne les vernis à ongle maintenant.

Et faire des cookies aux M’n'Ms

J’aimerai bien avoir un blog ou écrire ce que j’ai dans la tête, comme ce que je faisais avant, avec de jolies tournures de phrases et des comparaison comme je sais si bien les faire quand je ne trouve pas les mots, des métaphores bizarres de synesthètes et des couleurs partout.
J’ai voulu faire un truc tellement bien ici que je n’arrive plus à rien faire.

Eloize reste cachée dans un carnet et ne veut pas en sortir. Elle est redevenue petite et s’amuse avec Cecyl à dessiner des lapins en pixel-art sur le plateau de Othello.

Parfois elle a ce regard triste qui fixe le lointain, comme si elle pensait que bientôt, c’est fini. Je la prend dans mes bras, lui caresse les cheveux, et elle rouspète parce que je lui aplati la frange.
Je la revois cet hiver, avec son mug de thé brûlant et ses petits gâteaux, à se coller contre la baie vitrée pour faire de la buée avec son nez.

Je pense à ça parce qu’il fait tellement chaud que j’aimerai qu’il fasse froid pour avoir envie d’avoir chaud. Et qu’ils me manquent.

Ya Viggo Mortensen dans un sous-marin.

Se lever à 8h, ça peut être chouette. C’est carrément une grasse mat quand t’es habitué à tomber du lit à 6h30 quand le réveil hurle. Mais quand t’as pas de réveil depuis des mois et que tu sors du lit à midi parce que tu as de putain de règles douloureuse, et bin se lever à 8h c’est pas chouette.

Demain, un ouvrier vient à la maison.
A quelle heure vais-je devoir mettre mon réveil?

Elle est le monde qu’on superpose à ton regard.

On my way

J’aime coller mes yeux au paysage, essayer de le suivre, s’enivrer d’images en trop grand nombre défilant au rythme de la musique, s’abreuver de couleurs puisque les formes disparaissent, m’arracher le regard, m’écorcher la rétine, se frotter les paupières. Le train fait courir les teintes, avale le temps. Le train devient promesse d’un pays plus doux, de jours plus agréables. Flux migratoire amoureux.

Tu manges une pomme dans mon cou?

L’érotique latent, dans l’entrebaillement d’une chemise qui dévoile une clavicule saillante ou un chignon qui dégage une nuque droite et un beau port de tête, un tee-shirt qui suit le pull qu’on veut enlever et qui remonte assez pour dévoiler un nombril suivi d’une ligne de poil, c’est autant sinon plus d’émotion qu’une paire de fesse nue. Mais ça, c’est beaucoup plus difficile à faire sentir sur un dessin, alors je me rabat sur les formes pures, des arrondis qui forment des seins, des hanches, c’en devient mécanique.
On peut pas faire sentir la sueur ou la marque d’un croc sur l’épaule dans un croquis, dans une aquarelle, c’est ma tristesse.